Vous voulez changer de voiture ? Pourquoi ne pas opter pour une Ferrari 250 SWB de 1963 ayant appartenu à Alain Delon ? Pour vous l’offrir, il faudra débourser 16 M $ si l’on en croit une vente aux enchères Artcurial réalisée en 2015. Les voitures de collection sont bien plus que des objets de plaisir, ce sont de véritables investissements. Analyse de cette classe d’actif dont la côte a explosé ces dernières années.

La rareté prime par-dessus tout

Les voitures de collection, c’est une affaire de passionnés mais aussi de gros sous. Le marché global vaut 20B $ et 11K voitures hors normes ont changé de main en 2019. L’investissement a largement pris le dessus sur la passion. Ce sont les Américains qui sont les plus gros participants avec plus de 5M de véhicules de collection détenus. La majorité des grosses ventes est effectuée Outre-Atlantique. La France est n°4 mondial avec plus d’1M de véhicules enregistrés, ce qui est énorme ramené à la population.

Le marché se divise en 3 segments :

Les 3 segments du marché des voitures de collection

Le segment Mid Cap croît actuellement le plus rapidement, principalement à cause du nombre relativement important de véhicules disponibles.

Concernant les millésimes, c’est le post-classique (1965 - 1974) qui est le plus demandé. Il correspond exactement à la Ferrari de Delon. Depuis quelques années, on assiste aussi à l’émergence des instants classics, des véhicules récents et rares qui deviennent extrêmement chers. La Tesla Roadster originale ou la Mclaren MP4 font partie de cette catégorie. Enfin, niveau marque, c’est Ferrari qui génère le plus de volume devant Porsche, Aston Martin ou Maserati. Vous trouvez la Ferrari d’Alain Delon chère ? Une 250 GTO s’est vendu pour 48M $ au Etats-Unis en 2019, le record absolu.

Le marché des voitures de collection est unique pour 2 raisons : la cible et la “supply”. La cible, ce sont des passionnés avec d’énormes moyens. Ils investissent pour le plaisir et pour faire une plus-value. La supply elle est déflationniste : les véhicules deviennent de plus en plus rares, voire introuvables. Même si les prix peuvent paraître délirants, ces facteurs rendent le marché relativement sain. Lorsqu’on possède un gros patrimoine, diversifier dans les véhicules de collection est tout à fait raisonnable. L’acheteur de la Ferrari de Delon l’a bien compris et réalisera probablement une énorme plus-value d’ici 15 ou 20 ans. A condition de ne jamais conduire la voiture pour ne pas risquer de la dégrader.

Investir dans les voitures de collection en résumé

Les véhicules vintage de luxe est un marché déflationniste: la quantité d’actifs de qualité disponible ne cesse de baisser. Cette offre très faible est largement entretenue par les fabricants et les marchands. Les perspectives de rendements sont très importantes, mais ce marché s’adresse avant tout aux passionnés et aux initiés disposant de gros moyens.

La recette d’un investissement réussi :

  • Marque forte et désirable
  • Véhicule produit à peu d’exemplaires, voir unique
  • Une histoire intéressante (ex: Aston Martin de James Bond)
  • Chassis matching numbers (les pièces principales ont le même numéro de série)

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